L’offensive managériale du DG Blaise Moussa fait sauter les verrous de la pénurie
02 juin 2026CAMWATER
Il y a des signaux économiques qui ne trompent pas. Lorsque les cargaisons de compteurs et de canalisations s’empilent sur les esplanades des Directions régionales, c'est que la rumeur des chantiers a définitivement remplacé celle des promesses en l’air. En ce mois de mai 2026, un vent d’urgence salutaire souffle sur la Cameroon Water Utilities Corporation. À la manœuvre, le Top Management déploie une stratégie d’investissements et d'interventions « tous azimuts » qui redessine la cartographie de l’accès à l’or bleu au Cameroun. Enquête sur un marathon hydraulique qui réconcilie les ménages avec le réseau public.
En transformant la CAMWATER en une machine de guerre technique et commerciale, le Dr Blaise Moussa prouve que le service public de l'eau peut s'aligner sur des standards d'efficacité modernes. En ce mois de mai 2026, la révolution de l'eau est en marche : elle irrigue déjà les ménages. Du Centre à l’Est, en passant par le Sud et la métropole économique Douala, l’objectif affiché est d’une clarté de source : doper le taux d’approvisionnement en eau potable, interconnecter les localités hier encore oubliées, et surtout, propulser le portefeuille d’abonnés aux standards ultra-exigeants des Bailleurs de Fonds Internationaux. Impossible d’évoquer cette reconfiguration sans poser les yeux sur la capitale économique. Le projet d’extension et de modernisation de l’usine de traitement d’eau potable de Japoma, à Douala, s’impose comme l’un des investissements hydrauliques les plus colossaux de la décennie. Ici, le béton et l’acier se conjuguent pour matérialiser les promesses du Chef de l'État aux populations de la capitale économique. Les équipes s’activent jour et nuit : la mise en service de cette infrastructure modernisée est irréversiblement calée avant la fin de cette année 2026. Pour Douala et ses environs, l’enjeu est vital. Il s'agit de muscler durablement les capacités de production pour anticiper l’explosion de la demande industrielle et domestique. Japoma n’est plus un simple chantier ; c’est le cœur battant de la résilience hydrique de la métropole.
Mefou-et-Akono : Le coup de poing managérial
Le style Blaise Moussa, c’est aussi et surtout le terrain, loin du confort feutré des bureaux de Douala. Dimanche 31 mai 2026. Alors que d’autres s’accordent un répit dominical, le DG de la CAMWATER crée la surprise par une visite de travail inopinée à Ngoumou et à Akono. Sur la table : l’évaluation sans concession des travaux de réhabilitation des ouvrages hydrauliques locaux. Face aux responsables de l'entreprise adjudicatrice FOBING LMT, le maître d’ouvrage n’a pas fait dans la dentelle diplomatique : « Je vous engage à respecter scrupuleusement le cahier de charges dans le cadre de l’exécution du chantier de réhabilitation des ouvrages hydrauliques afin que les conditions de vie des populations locales soient améliorées en respect des Très Hautes Instructions prescrites par le Chef de l’Etat. Ces travaux doivent être impérativement livrés dans les plus brefs délais. » Le message est passé cinq sur cinq. Le diagnostic des réfections en cours montre l’ampleur du traitement de choc administré aux infrastructures des deux villes : - Modernisation complète des unités de captage ; - Remise à neuf des chaînes de filtration et de traitement des eaux brutes ; -Optimisation des unités de pompage d'eau traitée ; - Rénovation structurelle des châteaux d'eau ; - Sécurisation des usines par des clôtures neuves et des espaces verts. Accompagné du Délégué départemental du MINEE, le Dr Blaise Moussa a bouclé ce périple par une visite de courtoisie au Préfet de la Mefou-et-Akono, saluant au passage la traque administrative menée contre le vandalisme sur le réseau. Résultat de ce coup de pression salutaire ? L’entreprise a pris l’engagement ferme de livrer l'intégralité des chantiers avant la fin de ce mois de juin 2026.
Le miracle de Mendong après 9 ans de sécheresse
C'est sans doute le coup d'éclat le plus retentissant de ce déploiement dans la région du Centre. Dans l’Arrondissement de Yaoundé VI, l'histoire retiendra qu’il aura fallu l'audace technique impulsée par la nouvelle gouvernance pour briser une malédiction vieille de près d'une décennie. Au quartier MAETUR Mendong et à Eponi, l’eau potable renaît officiellement après 9 ans de pénurie totale. Sous la très haute supervision du Dr Blaise Moussa, les équipes de la Division Régionale de Yaoundé Agglomération – spécifiquement l’unité de distribution de Melen sous la coordination du Chef de secteur Yaoundé-Ouest – ont mené un véritable raid technique pendant plus de deux semaines, mobilisées jour et nuit. Les investigations poussées sur le réseau ont mis à nu une réalité stupéfiante, s'apparentant presque à du sabotage structurel : deux vannes stratégiques maintenues volontairement fermées et une plaque obturante insidieusement installée sur une conduite principale en PVC DN 110. Une fois ces verrous de l'inertie brisés, les ingénieurs ont procédé au raccordement des points sondés, à la mise en charge progressive et aux essais de pression indispensables. Aujourd'hui, plus de 300 ménages de la MAETUR Mendong voient à nouveau le précieux liquide couler à leurs robinets. Pour pérenniser cette victoire et ajuster la facturation au millilitre près, des compteurs témoins ont été immédiatement installés. Les clients impactés sont désormais invités à converger vers l’agence commerciale de Melen pour régulariser leur situation administrative et récupérer leurs nouveaux équipements.
Opération coup de poing à Ayos, Nanga-Eboko et Essesalakok
Dans le reste de la Région du Centre, la CAMWATER aligne les performances à un rythme industriel. À Ayos (Nyong-et-Mfoumou), le black-out hydrique est conjugué au passé. Samedi 30 mai 2026, la station locale a repris du service après une intervention curative d'envergure. Les techniciens de la DRC ont désinstallé, réhabilité et testé une électropompe d’eau traitée, tout en remettant à niveau l’électropompe de captage plongée dans les eaux du fleuve Nyong. À Nanga-Eboko, le scénario du succès s’est répété. Depuis la nuit du 29 au 30 mai, le refoulement de l'eau est de nouveau d'actualité. Deux jours d'un marathon technique intense ont permis de remonter deux pompes réhabilitées, de réviser quatre pompes doseuses et de renouveler les accessoires mécaniques et électriques indispensables. Du côté de Yaoundé, au quartier Essesalakok, la joie des ménages fait plaisir à voir. Après plusieurs années sans accès régulier, les robinets coulent à flot. Les équipes de la DIVRY y mènent une opération de maintenance d’envergure pour effacer les dégâts causés par les chantiers de voirie et les intempéries. Plus de 50 fuites sur les conduites ont déjà été colmatées pour sécuriser la pression. Ce sont près de 1 000 ménages qui ont ainsi renoué avec le confort du service public continu.
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Le rouleau compresseur commercial des 200 000 branchements
Mais produire de l'eau ne suffit pas ; encore faut-il l'amener légalement au cœur des foyers. C'est tout le sens de l'offensive commerciale de l'Entreprise Citoyenne et Républicaine. Le samedi 30 mai, l'esplanade de la Direction Régionale à Yaoundé a vibré au rythme du déchargement d’une cargaison massive de matériel : - 1 500 kits de branchements neufs de diamètre 40 ; - 1 000 kits supplémentaires de diamètre 20 ; - 500 kits additionnels de diamètre 40. Ce stock stratégique constitue l'armure de la campagne spéciale « 200 000 branchements neufs » visant à saturer la demande à Yaoundé, Soa et Mbankomo. Pour séduire les usagers, la Direction Générale abat ses cartes maîtresses : une promesse d'exécution du branchement en moins de 72 heures, des facilités de paiement du devis par tranches, et une disponibilité totale des compteurs. Les normes des bailleurs de fonds en matière de taux de pénétration du réseau public cessent d'être un mirage pour devenir une réalité comptable. Dans la région du Sud les bornes-fontaines prennent corps. Enfin, la politique de proximité de la CAMWATER trouve un écho remarquable dans la Région du Sud. Le vendredi 29 mai 2026, une délégation de haut niveau missionnée par le DG a posé ses valises à Ebolowa pour une audience décisive avec le Président du Conseil Régional du Sud. Ce maillage territorial s’intègre dans le programme national de construction de 200 bornes-fontaines publiques réparties dans les 10 régions du pays. Une initiative à forte fibre sociale qui s'arrime directement aux orientations de l’adresse à la Nation du 31 décembre 2025 du Chef de l'État.
Mathieu Nathanaël NJOG
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